De nombreux joueurs d’airsoft étaient ou sont toujours des joueurs acharnés de First Person Shooter (jeu de tir à la première personne). Pour certains même, c’est ce type de jeu vidéo qui leur a donné l’envie de se lancer dans notre loisir. Mais la transition n’a pas forcément été facile ! Voyons ensemble ce qui coince lors de la première partie d’airsoft, là ou la réalité te tombe sur le coin de la tête !
C’est pas si facile que ça d’épauler une réplique d’airsoft
On commence par un truc facile, dans les FPS, le personnage épaule presque en permanence un fusil d’assaut, ou tient, bras tendus, un pistolet. En airsoft, vous allez épauler votre réplique parfaitement dès le départ pour peu que vous soyez un peu habile. Le truc qui fâche, c’est que vous allez tenir cette position à peu près 5 minutes !

Dans la réalité du monde réel, on ne recharge pas en 2 secondes
Évidemment, vous qui voyez les rechargements éclair de nos héros favoris, vous vous dites que ce ne doit pas être si difficile que ça. Hé bien si. Carrément.
Il faut sortir un nouveau chargeur, retirer celui de sa réplique et le déposer dans une poche vide (à défaut d’avoir une poche à gerber, prévue pour balancer sans regarder ses chargeurs vides), puis enfoncer correctement son nouveau chargeur. A faire correctement, cela prend au bas mot 10 secondes, soit 5 fois plus de temps que dans un jeu vidéo !
Prends la barre d’endurance de ton personnage et divise la par 10
Si vous vous lancez dans l’airsoft, ne vous inquiétez pas, il est tout à fait possible de ne pas souffrir physiquement, il suffit de se payer une jolie tenue de camouflage et aller s’allonger dans un tas de feuilles en forêt !
Si vous souhaitez, en revanche, dépasser vos limites, il va falloir jouer dans un village de combat ou un CQB. Ici, pas besoin de tenue spéciale, il faut simplement savoir courir. Pas courir vite, courir longtemps. L’objectif de parties dans un univers urbain est de ne pas compter sur une illusion d’optique pour se dissimuler, ce qui veut dire que vous devez vous même vous abriter des regards en permanence.
Quand on prend un projectile, on a pas juste l’écran qui scintille …
Une chose va vous frapper lors de vos premières parties, quand un joueur se fait toucher par une bille, on assiste à des comportements parfois amusants, parfois beaucoup moins. Car être touché à une conséquence irrévocable en airsoft, la sortie du jeu (et accessoirement, le retour à pied au respawn).
Une des choses capitales à mon sens est de savoir gérer les touches de billes. Beaucoup de joueurs d’airsoft aujourd’hui n’ont toujours pas fait ce chemin, qui consiste à gérer le pic de douleur qui précède souvent… un pic de colère ! Ce n’est pas très compliqué à expliquer, on a été touché, ce qui veut dire qu’on a été repéré, donc qu’on s’est mal caché, ou qu’on a mal pensé sa stratégie. On s’en veut un peu et le chemin est court pour en vouloir à son adversaire.
La touche des billes ne doit pas être vécue comme une remise en cause de ses propres compétences, du moins pas dans leur intégralité. Savoir faire sa propre critique plutôt que d’entrer dans une mauvaise foi et un abandon des règles de courtoisie est la marque des joueurs respectables.
Il y a certainement d’autres notions à aborder dans la transition entre les FPS et l’airsoft, quoi qu’il en soit il est toujours plaisant de voir un passionné de jeux vidéo entrer dans notre monde. Il est souvent accueilli à bras ouverts d’ailleurs.
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